inservitude

graphisme : arc en rêve graphisme : arc en rêve / photo : le GHI, Lacaton & Vassal, F. Druot, C. Hutin / © Philippe Ruault

Et si l’architecture, discipline de la contrainte, ne cessait de s’inventer dans l’indiscipline des utopies créatrices, des auteurs et des usages??
Entre l’avènement politique des Lumières et celui des totalitarismes du xx?e siècle, où en sommes-nous dans l’art de l’inservitude volontaire, de l’indocilité réfléchie?(1)?
Le philosophe Guillaume le Blanc invite à ces questions.
inservitude les met en exposition avec la liberté en ligne de mire comme matériau essentiel de l’architecture, porteuse d’alternatives potentielles.

inservitude réunit une somme d’œuvres de référence internationale, comme autant d’expériences de la pensée et de la création architecturale qui expriment une vision du monde, en empruntant les chemins détournés qui vont?à la rencontre des ailleurs, là où l’imprévu, la liberté et la beauté se retrouvent. Ces manières de faire, de dire, sont le fruit du travail d’architectes, urbanistes, paysagistes, ingénieurs, designers, géographes, philosophes, qui racontent ici et maintenant, une histoire du Monde.

Cette exposition affirme le point de vue d’arc en rêve sur l’architecture et son éthique, toujours en lien avec les transformations sociales, économiques, écologiques et politiques d’un territoire à une époque donnée.
Les trois projets mis en introduction, Terrains d’aventure, Orient?Express Hôtel pour la clinique psychiatrique de la Chesnaie
et le Centre Georges Pompidou, font référence à l’enfant, au fou,
et à l’artiste. Trois figures qui, dans une représentation commune, sont associées à la liberté et à l’invention. Ils servent de clés de lecture pour comprendre l’assemblage des projets exposés et sont en résonance avec le projet fondateur d’arc en rêve.

À travers dessins, croquis, collages, documents vidéo et maquettes, l’exposition forme un corpus d’œuvres, qui se répondent, se chevauchent, et se prolongent. Une sélection de plus de 40 projets qui ont pris place dans l’histoire d’arc en rêve, en résistance aux idées de certitude, de totalité, d’homogénéité, comme une promesse d’ouverture : une invitation à considérer ce qui fait simultanément imaginaire, vie et culture.

1. L’indocilité réfléchie qu’évoqua Michel Foucault pour définir la critique.

exposition du mercredi 19 juin
au dimanche 3 novembre 2019

dans le cadre de la saison culturelle
Liberté ! Bordeaux 2019